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Nicolas Issartel, déjà 7 éditions au compteur !

A l’instar de Karine HERRY (marraine du Grand Trail depuis la première heure) ou encore de Corinne ROUSSEL (l’inoxydable traileuse qui a participé à toutes les éditions), il y a des personnalités qui marquent indéniablement une épreuve et leur territoire.

Nicolas ISSARTEL, Ponot d’origine, 52 ans et responsable de l’unité comptable au Département de la Haute-Loire fait partie de cette catégorie.

Passionné et pratiquant assidu de sport depuis toujours, Nicolas a d’abord fait ses armes sur le terrain vert avec plus de 18 licences au compteur, avant que l’an 2000 marque le début d’une nouvelle « carrière » en course-à-pied. Cette nouvelle passion dévorante mais bien maîtrisée, reposant sur la pratique croisée running, vélo et randonnée, va l’emmener du 10km jusqu’au marathon, puis en 2006 du trail jusqu’à la pratique de l’ultra-trail qu’il pratique assidûment aujourd’hui. Depuis ses débuts dans ces deux disciplines, Nicolas a participé à « plus de 100 compétitions dont 14 de plus de 70 km » toujours avec de beaux résultats à la clé.

  • 3ème et 4ème sur l’Ultra-Trail du Saint-Jacques
  • 6ème sur l’Ultra-Trail du Mont Dore Sancy-Puy de Dôme
  • 2nd sur El Cruce en Argentine
  • Plusieurs fois Finisher de La SaintéLyon
  • Le Puy-Firminy
  • Techni-Trail de Tiranges

 

« J’ai participé aux sept dernières éditions du Grand Trail du Saint-Jacques »

Nicolas est un fidèle du Grand Trail puisqu’il a participé aux 7 dernières éditions : deux fois la formule Grand Trail du Saint-Jacques et cinq fois l’Ultra.

C’est d’abord la curiosité et le défi « d’augmenter la distance » qui l’ont poussé à valider l’inscription, puis les grandes distances sont devenues progressivement une habitude, quelque chose d’incontournable et une passion qui lui permet de s’évader de son quotidien.

Alors pourquoi le Trail du Saint-Jacques ? « Cette épreuve m’attire par la beauté des paysages traversés, les rencontres qu’elles confèrent avec les participants, les bénévoles et les organisateurs. Je trouve très intéressant de voir que chaque année la distance évolue, le tracé s’enrichit, en même temps que le niveau des participants s’améliore ». Nicolas a d’ailleurs toujours été proche de l’organisation puisqu’il est devenu un ami qui participe depuis plusieurs années aux reconnaissances proposées par l’Association et Extra Sports. Pour lui « La reco reste un moment intéressant pour déceler les pièges du parcours mais c’est également un moment utile pour parfaire son entraînement ». L’entraînement qui n’est justement pas évident à maîtriser pour Nicolas, lui, qui doit concilier vie professionnelle et vie familiale.

En sept participations, Nicolas a vécu de nombreuses aventures. Mais s’il ne devait en retenir qu’une, ce serait celle de 2016, édition sur laquelle il s’est inscrit au dernier moment, 6 jours après avoir couru les 51km de la Chaussée des Géants chez nos amis et voisins de Thuyets. « Sur cette épreuve, j’ai tout connu ! La sensation d’être leader sur plusieurs kilomètres, les doutes causés par une douleur au genou survenue après une chute et un éclat sur une pierre à moins de 30km de l’arrivée, l’envie d’abandon et finalement la joie d’en finir après une journée sur le chemin de Saint-Jacques accompagné par Roland Romeyer, président de l’ASSE. Je termine troisième pour mon premier 100km à moins de huit minutes des 2 vainqueurs. S’en suivra la rencontre avec Dawa Sherpa sur le salon du Trail, le premier des grands ultra-traileurs de ce monde pour rendre ce moment inoubliable. »

A contrario son pire souvenir est plus récent puisque sa dernière participation au mois d’octobre dernier (date de repli suite au Covid-19) a été un long chemin de croix. Des douleurs au genou dès la mi-parcours, couplées à des problèmes gastriques ont contraint Nicolas à beaucoup marcher, lui qui a l’habitude de tenir le rythme et de relancer dès qu’il le peut. Il se souvient de s’être fait doubler par de nombreux participants sans pouvoir lutter, un sentiment douloureux pour un compétiteur comme lui, rapidement disparu une fois la ligne franchie (une fois de plus) !

Une anecdote ?

« En 2019, je me souviens que le départ se faisait encore au Domaine du Sauvage dans la nuit noire, en me préparant dans ma voiture, j’ai malencontreusement fait tomber ma sacoche remplie de mon ravitaillement, quand j’ai enfin réussi à y remettre la main dessus, le compte à rebours du départ étant déjà lancé … Un gros moment de stress ! ». 15 heures plus tard, Nico terminera 6ème…

Que penses-tu de l’évolution de l’épreuve depuis son origine ?

« L’évolution du Trail de Saint-Jacques a été progressive, elle est marquée par l’allongement des distances, des dénivelés et une recherche de portions inédites systématique chaque année. L’équipe organisatrice dirigée par Patrick et Jules, la société Extra Sports et l’ensemble des bénévoles propose une épreuve originale dans l’esprit que j’aime. Pour moi, l’Ultra-Trail du Saint-Jacques est devenue la course la plus importante du calendrier des compétitions de la Haute-Loire devant les 15 kilomètres Internationaux du Puy-en-Velay du fait de la diversité des distances proposées aux participants et de l’engagement bénévoles hors normes, toujours bienveillants et impliqués dans chaque village traversé. »

« C’est d’ailleurs grâce à la qualité de ce travail et à l’esprit convivial qu’elle dégage que cette épreuve va grandir encore en 2022 et a intégré l’UTMB World Series. »Nicolas souligne qu’il faut y voir « une reconnaissance pour les organisateurs, bénévoles et une promotion touristique très importantes pour le Département de la Haute-Loire ».

L’UTMB justement, la Mecque des courses d’ultra fait les yeux doux à Nicolas. Inscrit en 2021, après plusieurs années d’attente dues à un tirage au sort peu chanceux, Nico a dû renoncer à Arnouvaz (km 100), peu avant le grand Col Ferret. Victime d’une mauvaise chute à vélo 15 jours avant, dont il n’a malheureusement pas suffisamment récupéré, il a dû jeter l’éponge. Courir 170km avec un dos en compote, ça ne s’improvise pas.

Nicolas est néanmoins revanchard pour remettre le couvert au mois d’Août prochain. Affaire à suivre … Mais avant tout Nicolas et tous les « locaux » invitent chacun à « venir découvrir les paysages du Trail du Saint-Jacques by UTMB tout en défiant ses limites »

 

Ses passages préférés
– Secteur autour de Notre Dame d’Estours-Prades,
– La montée à la chapelle de Rochegude,
– L’arrivée au ravitaillement du Lac du Bouchet pour la gentillesse des bénévoles,
– L’arrivée au Puy en Velay à partir de l’usine Fontanille et surtout les 200 derniers mètres de montée de la Cathédrale.